Joe SACCO (entretien)

« Porter la plume dans la plaie », adopter le point de vue de l’historien. Le mode d’expression utilisé par le journaliste Joe Sacco pour témoigner des troubles de ce monde, la bande dessinée, lui impose une immersion au long cours que ses confrères soumis aux exigences du « temps réel » envisageront peut-être comme un privilège. L’auteur primé de Palestine évoque son métier et son propre rapport aux médias.

Pascal RABATÉ (entretien)

Il est de ces dessinateurs de bandes qui un jour, tombent dans le cinéma. Mais son univers narratif ne change pas, concentré sur une province sans grande ambition touristique et des gens qui n’intéressent traditionnellement ni les élus, ni les médias. Désir affirmé d’évoquer un prolétariat en voie de disparition, de faire trace, en privilégiant toutefois « l’aspect poétique des choses ». Et de Cavaliers faciles à Ni à vendre ni à louer, de plus en plus, décidément, l’envie de pellicule.

Vincent SARDON

Vincent Sardon incarne à lui seul l’apprentissage tout au long de la vie, l’auto-entreprenariat, la mobilité et les bifurcations d’un parcours professionnel chaque jour réinventé. Anciennement dessinateur de bandes, il a délaissé cette activité peu rémunératrice au profit des illustrations qu’il refourgue régulièrement à la presse. Surtout, il fabrique des tampons encreurs, et c’est de ce travail étonnant dont nous souhaiterions aujourd’hui vous entretenir.

Nine ANTICO, entretien

Dans Coney island baby, Nine Antico croise les biographies fantasmées de Betty Page et Linda Lovelace. Au début de leur histoire, les deux starlettes n’imaginaient sans doute pas qu’elles imprimeraient la pellicule et les rétines masculines comme elles l’ont fait entre les années cinquante et soixante-dix, pas de manière aussi triviale en tout cas. Nine Antico, elle, malgré son goût constant pour le dessin, ne pensait pas qu’elle ferait de la bande dessinée un jour.

Bill PLYMPTON

Né en 1946 dans l’Oregon, Bill PLYMPTON s’est installé à New-York au début des années soixante-dix pour terminer ses études artistiques et débuter une carrière d’illustrateur. Il attendra encore une quinzaine d’années avant de s’investir vraiment dans l’animation.

Natali FORTIER

Si vous laissez traîner un arrosoir dans le jardin de Natali Fortier, il y a de fortes chances que vous le retrouviez sous forme de papillon ou de fusée spatiale, ou de chapeau. Natali accapare le petit monde qui l’entoure, change le destin d’objets sans grand avenir. Sinon, elle écrit et illustre des récits pour la jeunesse. Près de trente albums parcourus d’une gaie mélancolie ou d’une tristesse affable, c’est selon.