Mangas dérangés

Réduire le manga à ses codes graphiques les plus courus — gros yeux, cheveux en pétard, lignes explosives etc. — serait nier la singularité de la culture japonaise. Comment expliquer le pouvoir de sidération de certains ouvrages sur le lecteur occidental ? Des obsessions spécifiques, un autre rapport au tabou. Une écriture différente jusque dans l’excès.

Bande dessinée sous contrainte

Au delà des restrictions formelles imposées par l’éditeur, il sera ici question des contraintes choisies délibérément par l’auteur pour explorer les limites de son art. On pourrait redouter un développement cérébral et abscons, mais comme celles et ceux qui s’y collent ont beaucoup d’humour, les résultats sont souvent très drôles (et spectaculaires).

Chroniques de l’exil

Un jour il s’en va pour fuir la persécution, améliorer l’ordinaire de ceux qui restent. Né en terre d’accueil avec la même couleur de peau, un proche s’emparera plus tard de son histoire. Il dessinera la biographie de l’aîné ou une fiction qui s’en inspire, car l’exil porte en lui tous les romans.

Écologie et nature

Faudrait-il penser que l’auteur de bandes dessinées, animal urbain, est assez peu concerné par les choses de la nature ? L’écologie ne constitue que très rarement le thème principal des histoires qu’on nous raconte (cette remarque vaut aussi pour les romans et les films, d’ailleurs).

Blogs BD

Les auteurs de bandes dessinées ont assimilé avec gourmandise le principe du blog : comment conjuguer l’art du journal intime, l’exercice pratique du fanzine et le dialogue avec des amateurs toujours prompts à commenter l’effort du jour.

Les filles et les gars de la marine

Les bateaux, les pirates, tout ça… Le thème est forcément récurrent, parce que la librairie porte le nom « Contrebandes » et qu’elle est installée à cinquante mètres du premier quai de la vieille darse. Et puis la venue des grands voiliers au mois de juillet nous donne une bonne occasion de repartir à l’abordage.