La critique instantanée, été 2017

La critique instantanée, été 2017

« Il n’y a probablement pas d’enfer pour les auteurs dans le monde d’après, les éditeurs et les critiques les font suffisamment souffrir dans celui-ci » (Christian N. Bovee)

La critique instantanée, printemps 2017

La critique instantanée, printemps 2017

« Critique d’art : n.m. 1. Gommeux convaincant dans sa posture d’arbitre suprême du bon goût en matière esthétique. 2. Un des rares humains bienvenus à l’entrée des Enfers » (Martin Olson)

La critique instantanée, hiver 2017

« Que de gens s’amusent non pas pour s’amuser mais pour accomplir une espèce de rite… En dehors des enfants qui mettent le feu aux meules, font dérailler les trains ou rêvent de grands massacres d’animaux, je ne connais guère que de sinistres pédants, qui mâchent leur porte-plume pourri et suent sang et eau pour écrire jusqu’au bout leurs calamiteux pensums… » (Michel Leiris)

La critique instantanée, automne 2016

« Il n’y a pas d’imbéciles, il n’y a que des imbécillités. L’imbécillité consiste à croire comprendre ce que l’on ne comprend pas, elle se manifeste entre autres choses par ces plus ou moins volumineux bavardages, aussi doctoraux et ennuyeux que possible, sur la bande dessinée » (d’après René Magritte)

La critique instantanée, printemps 2016

« Il est difficile de dire quelque chose de Pouchkine à qui ne sait rien de lui. Pouchkine est un grand poète. Napoléon est moins grand que Pouchkine. Et Bismarck n’est rien du tout à côté de Pouchkine. Et Alexandre Ier, II, et III ne sont que des bulles de savon en comparaison de Pouchkine. Et tout le monde n’est que bulle de savon en comparaison de Pouchkine ; mais en comparaison de Gogol, c’est Pouchkine qui est une bulle de savon. C’est pourquoi plutôt que de Pouchkine, je vais parler de Gogol. Mais Gogol est si grand qu’il est impossible de dire quoi que ce soit à son sujet ; c’est pourquoi je vais quand même parler de Pouchkine. Mais après Gogol, parler de Pouchkine est un peu offensant. Et de Gogol, impossible. C’est pourquoi je préfère ne rien dire du tout »
(Daniil Harms)