À nos copains (éditeurs)

Réaction au texte d’Alexandre Balcaen introduisant les éditions Adverse, nouvelles venues dans le paysage. Où il sera question de chaîne(s) du Livre et du métier de libraire. Adverse et Contrebandes : franchement, avec des noms pareils, nous étions faits pour nous entendre.

À propos de la bande dessinée dite féminine

Réunies à   l’occasion de la fête départementale du Livre du Var en septembre dernier, Tanxxx et Chantal Montellier s’expriment sur la réception de leur travail dans un milieu toujours majoritairement soumis à   la décision masculine. Toutes deux ont signé la Charte des créatrices de bande dessinée contre le sexisme, après la constitution au printemps dernier d’un collectif visant à   «dénoncer les formes que prend le sexisme dans ce champ littéraire, tout en avançant des façons de le combattre».

Lire Charlie, puis ne plus lire Charlie. Par manque d’appétit et pour « divergences de points de vue ». C’est intime, on a le droit de ne pas être d’accord. On ne va quand même pas se tirer dessus au prétexte qu’on n’est pas d’accord ! Ne pas être Charlie, donc : argumenter, être de bonne ou de mauvaise foi, ça oui. Ça c’est bien. Grandir et vieillir avec ces types, leurs dessins, penser en vieux con qu’ils faisaient mieux avant mais au fond, s’en foutre un peu. Aimer les savoir là, quelque part, sans y penser vraiment. Y penser le jour où d’un seul coup ils n’y sont plus. Consternation, dévastation.

Graver l’image à la pointe de l’épée (2/2)

De nos jours, on peut en quelques clics révéler au monde entier les prises de vue les plus saisissantes. Par exemple : une photo de soi-même dans une moue évoquant le canard. On a donc du mal à concevoir que la reproduction de l’image fût jusqu’à l’aube du XXe un acte lent, tributaire d’artisans virtuoses, une pratique longtemps réservée à des corporations soumises au contrôle politique.

Graver l’image à la pointe de l’épée (1/2)

Malgré l’invention de la lithographie puis de l’offset, des artistes destinant leur travail à l’impression ont voulu depuis le XIXe perpétuer la pratique de la gravure sur bois, sans négliger la modernité, en développant même des expressions narratives originales. Noir, blanc, contrastes radicaux. Il s’agissait, il s’agit encore pour nombre d’entre eux, au cœur de la foule et loin de tout recueillement artistique, de montrer, dénoncer l’injustice sociale ou la guerre. Cette démarche s’inscrit-elle dans une tradition séculaire ?