Rencontre autour du livre de Stephen Smith animée par son traducteur Antoine Hasard, vendredi 13 avril à 18h. Une inspiration pour les travaux en cours ?

« Ce classique de l’universitaire anglais Stephen Anthony Smith (publié en 1983) s’intéresse à ces acteurs paradoxalement méconnus de la Révolution russe – les ouvriers – à travers l’action des comités créés spontanément dans leurs usines, d’abord pour contrer le sabotage des patrons, puis pour contrôler la production. L’auteur décrit dans le détail et sans parti pris les conditions spécifiques du salariat russe, les avancées permises par la Révolution de février, mais aussi les difficultés de la période, le chômage massif, les déplacements d’entreprises, et le choix final opéré par les bolcheviques de subordonner les comités d’usine aux syndicats – entraînant leur disparition, et avec eux les espoirs mis par certains dans l’autogestion ouvrière ».
(Quatrième de couverture)

Pétrograd Rouge – Les Nuits rouges, 2017

À noter : deuxième rendez-vous le lendemain samedi 14 avril au Local (6 rue Corneille, Toulon), autour d’un autre livre publié aux Nuits rouges : Pouvoir ouvrier à Porto Marghera. À propos de l’autonomie ouvrière en Italie (1960-1980). Projection / débat à partir de 17h.

Photographie : meeting à l’usine Poutilov en 1920 pour les élections au soviet de Pétrograd, à une époque où les bolcheviques détiennent la quasi-totalité du pouvoir d’état. Sur le panneau :  » Réparer une locomotive, c’est rapprocher la fin de la famine et de la misère et en finir définitivement avec le capitalisme ».