Exposition de l’été à Contrebandes, pour accompagner la sortie d’un portfolio aux éditions Adverse. « Pratiquer ici et là la libre recherche, l’oubli dans le dessin, la fantaisie, la fête du printemps, et le plaisir« .

Dès 1993, Jean-Pierre Marquet s’engage dans un travail au long cours qu’il n’abandonnera plus. Il attribue alors à cette œuvre abyssale en développement permanent le nom d’Autofictions, à une époque où ce terme était encore porteur d’un sens susceptible d’ouvrir à des recherches stimulantes.
Associant au sein de grandes planches A3 dessins et collages, photographies et peinture, notes et repentirs, commentaires sur l’art et auto-réflexivité, Marquet s’invente un double créateur à la recherche de lui-même, révélant le processus d’élaboration d’une identité d’artiste à partir et au-delà d’une bande dessinée qui n’en finit pas de nous dévoiler ici ses possibles.
Quelques vingt-quatre années, douze recueils auto-édités, un catalogue et une poignée d’expositions plus tard, Déséblouir présente un choix de 112 planches sélectionnées sur ces douze dernières années avec l’ambition d’élaborer UN livre cohérent. Soit une proposition d’œuvre “achevée” dégagée par une vision subjective extérieure parmi l’infinité d’ouvrages potentiels contenus dans un travail revendiquant l’inachevé, l’ouvert, la recherche et l’éternel recommencement.

24 planches originales sur les murs de Contrebandes jusqu’au 20 août. L’occasion aussi de découvrir le catalogue des éditions Adverse.

Jean-Pierre Marquet

Déséblouir