Le problème du 14 février c’est que tous les restaurants sont pleins. Et même si on arrive à réserver une table, bonjour l’intimité. Alors que faire ? Lui offrir des fleurs ? C’est périssable. Des bonbons ? Plaisir éphémère et trop sucré. Un livre qui témoignerait de votre tendresse avec originalité et caractère ? Ah oui, ça bravo !
L’Amour ?, de Ramona Bãdescu et Benjamin Chaud.
Naïve - 2005.
Figure géométrique et queue de chat, Cupidon se promène. Joue, court, se cache. «
L’Amour, c’est comme vous voulez : avec les yeux, avec le nez ? / En chaussette ou à la plage ? / Pour toute la vie ? Juste une nuit ? / Dans les choux ? Avec des roses ? / Au clair de lune ? Surtout les brunes ? » Charmant petit ouvrage aux couleurs vives, par les créateurs de la série "Pomelo".
Le sens de l’amour, de Michel Boucher.
Éditions du Rouergue - 2008.
Quand la signalétique urbaine exprime les choses du coeur. Une histoire d’amour balbutiante en 31 panneaux, la carte du Tendre à l’heure du GPS. Pour tous publics : routiers, marchands d’automobiles, fauteuils roulants, VRP, cyclistes ou simples piétons.
J’aime t’embrasser, de Serge Bloch et Davide Cali.
Sarbacane - 2008.
L’aveu d’un homme à sa compagne : où, quand, à quelle occasion. «
J’aime t’embrasser en sachant que des enfants nous regardent / Peut-être que leurs parents ne s’embrassent plus ? Il faut leur redonner espoir ». «
Dans le train, je t’embrasse toujours quand on passe sous un tunnel / Comme ça je suis sûr que tu n’embrasses pas quelqu’un d’autre dans le noir ». Traits jetés et collages sensibles, par l’illustrateur de "Max et Lili".
Amourons-nous, de Geert de Kockere et Sabien Clement.
Éditions du Rouergue - 2006.
«
Toi et moi / et entre nous / une langue en guise / de conjonction de coordination ». Dans notre liste, le seul ouvrage explicitement consacré à l’amour physique. Les appétits érotiques et poétiques de deux auteurs flamands que seul le Rouergue pouvait adapter. Petite merveille. «
Tête en bas / ne sois pas tête en l’air / et saisis le sens de tout / même si tout est sens dessus dessous ».
Rendez-vous n’importe où, de Thomas Scotto et Ingrid Monchy.
Éditions Thierry Magnier - 2003.
Un garçon et une fille se sont donnés rendez-vous. Ils s’envoient des lettres avant le grand jour. Viendra, viendra pas ? Trop d’émotion fait monter la fièvre et peut vous clouer au lit. Est-ce tuer l’histoire que révéler sa fin heureuse ? Après tout, c’est la Saint Valentin !
Le miroir de l’amour, de Alan Moore et José Villarrubia.
Carabas - 2006.
Alan Moore est un monument de la bande dessinée (
V pour vendetta,
Watchmen,
From hell). Il y a vingt ans, il écrivait ce long poème politique, plaidoyer pour la suppression d’une clause homophobe abrogée depuis par le gouvernement britannique. «
Cette façon de passer sans effort de Sappho à Shakespeare et à Joe Orton est extrêmement touchante — non parce qu’il s’agit d’un hommage à l’amour du même sexe, mais parce qu’il s’agit d’un hommage à l’amour, tout simplement » [
1] Le texte est illustré par les photographies gothiques de José Villarrubia.
Un drame bien parisien, de Alphonse Allais et Christelle Enault.
Éditions Être - 2007.
Une nouvelle malicieuse de l’humoriste fumiste, illustrée en vert en bleu en rouge. Le drame est passionnel mais ne finit pas dans le sang, qu’on se rassure.